Formateur, apprenants : qui tient le discours ?

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Le développement de l’enseignement et de la formation en général a apporté une méthodologie qui mettait l’accent sur la communication en classe, les activités en binôme et en groupe et l’implication des étudiants dans le processus d’apprentissage. Le temps de parole de l’enseignant. Une conséquence de cela était la conviction que la présence de l’enseignant dans la classe devait être réduite. Le temps de parole des formateurs ou enseignants était très souvent interrompu par les étudiants qui croient avoir des sources plus sures que ceux des enseignants. Comment expliquer cela et comment équilibrer ceci afin que tout se passe comme il faut ? Éléments de réponses dans cet article.

Facilement avoir accès aux données factuelles

L’accès aux données factuelles est un Must. Mais il est important de prendre en compte le fait que quand on parle de données, on ne saurait écarter la notion de subjectivité, car elle dépend de celui qui la constitue ou qui l’exploite. Les données ne peuvent être neutres. Il serait malhonnête de parler de neutralité quand on parle de données. Celui qui est l’auteur de ces données factuelles a une vision et c’est cette vision qui est distillée à tous ceux qui viendront s’abreuver à cette source.

Former au filtre des contenus

Il s’agit ici de permettre à tous de savoir comment identifier la bonne information et la mauvaise. Car, il faut le dire, tout ce qui circule sur internet n’est pas toujours vrai. C’est la raison pour laquelle, il est important de sensibiliser les apprenants sur la nature des données qu’ils enregistrent, et surtout qu’ils partagent.

On parle donc depuis peu de curation de contenu, une sorte de recherche, d’orientation et de partage des contenus, afin que les apprenants soient habitués et édifiés sur le sujet et puissent faire preuve de bon sens dans le choix des contenus à mettre en avant ou à partager.

Le temps de parole de l’enseignant : pourquoi le réduire ?

De nombreux cours de formation ont insisté sur le fait que le temps de parole des enseignants était contre-productif et que les enseignants devraient réduire leur temps de parole pour un certain nombre de raisons :

  • Un temps de parole excessif limite le temps de parole des élèves. Si l’enseignant parle la moitié du temps dans une leçon de 60 minutes avec 15 élèves, chaque élève ne dispose que de 2 minutes pour parler.
  • Une grande quantité de temps de l’enseignant se traduit par de longues périodes de temps en mode enseignant à classe et un rythme monotone. Une implication insuffisante des élèves entraîne inévitablement une perte de concentration, de l’ennui et un apprentissage réduit.
  • La TTT signifie souvent que l’enseignant donne aux élèves des informations qu’ils pourraient découvrir par eux-mêmes, telles que les règles de grammaire, la signification des éléments de vocabulaire et les corrections.
  • Si l’enseignant joue le rôle dominant dans le discours de la classe en ce qui concerne l’initiation du sujet, l’attribution des tours et l’évaluation des commentaires, le rôle de l’élève n’est que celui de répondant. Les possibilités de développer l’aptitude à parler sont donc très limitées.
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